« Dis pardon ! » : pourquoi je n’ai jamais forcé mes enfants à le faire… et ce que ça a changé
Et si, au lieu de forcer les enfants à dire “pardon”, on les aidait à comprendre le sens de leurs actes ? C’est la réflexion que propose Jazmine McCoy, psychologue et mère de trois enfants, suivie par plus d’un million de personnes sur Instagram.
Dans un post publié le 5 novembre 2025, elle explique pourquoi elle ne demande pas à ses enfants de s’excuser immédiatement lorsqu’ils commettent une bêtise. Pour elle, l’objectif n’est pas d’obtenir un mot poli, mais de cultiver une véritable conscience émotionnelle et relationnelle.
Comprendre avant de réparer
Selon Jazmine McCoy, forcer un enfant à dire “pardon” revient à lui apprendre à éviter les ennuis plutôt qu’à réparer une relation. “Chaque fois que nous forçons les enfants à dire pardon, nous leur apprenons quoi dire pour éviter les problèmes, pas comment restaurer un lien”, explique-t-elle.
Sa méthode commence toujours par l’écoute de l’enfant fautif : “Je me concentre sur mon enfant. Que ressentait-il ? Que voulait-il ? Quelle douleur ou frustration a provoqué ce choix ?” Cette première étape vise à développer la conscience de soi, une compétence émotionnelle essentielle. Plutôt que de punir ou de faire honte, la psychologue invite à la compréhension : reconnaître les émotions derrière le comportement pour mieux les gérer.
Relier les émotions aux conséquences
Une fois les émotions identifiées, Jazmine McCoy guide son enfant dans une réflexion sur la cause et l’effet de ses actes. “Nous faisons les liens ensemble. Nous ne faisons pas honte. Nous les aidons à comprendre comment leurs actions affectent les autres”, précise-t-elle.
Cette approche permet à l’enfant de prendre conscience de l’impact de ses gestes, non pas sous la contrainte, mais par empathie. Il apprend à se mettre à la place de l’autre et à mesurer les conséquences de ses choix. Loin d’être permissive, cette méthode éduque à la responsabilité et à la réparation authentique. Plutôt que d’imposer une excuse automatique, on accompagne l’enfant vers une compréhension profonde de ce qu’il peut faire différemment la prochaine fois.
Apprendre à s’excuser par l’exemple
La dernière étape consiste à trouver ensemble des solutions. “Nous réfléchissons ensemble et élaborons un plan pour la prochaine fois”, indique Jazmine McCoy. Ce dialogue devient alors un véritable apprentissage de la gestion des conflits et de la réparation des relations.
La psychologue explique aussi avoir instauré un échange direct entre l’enfant fautif et celui qui a été blessé : chacun exprime ses besoins et ses ressentis. L’objectif n’est pas de désigner un coupable, mais de restaurer le lien.
Enfin, Jazmine McCoy souligne l’importance du modèle parental. Ses enfants apprennent à s’excuser en la voyant faire : “Quand je me trompe, j’essaie de réfléchir, d’assumer mes actes et de présenter des excuses sincères. Pas parce que quelqu’un m’y a forcée, mais parce que c’est ainsi que fonctionnent les relations saines.”
En privilégiant la réparation authentique et le dialogue émotionnel plutôt que les excuses forcées, vous accompagnez votre enfant vers une empathie et une autonomie durables. Cependant, cette démarche requiert parfois patience et persévérance.
Prenez le temps d’explorer ces pratiques en famille et constatez la transformation progressive de vos relations.