« J’ai crié sur lui… » : le témoignage cru d’une psychologue que tous les parents devraient lire
Il n’existe pas de parent parfait. La psychologue américaine Becky Kennedy, spécialiste de la parentalité, le rappelle avec force : « On fait tous des erreurs ».
Parmi ces comportements que de nombreux parents regrettent, il y a celui de crier sur leurs enfants. Fatigue, surcharge émotionnelle, stress… tout peut mener à ces débordements qui laissent derrière eux un sentiment amer de culpabilité. Pourtant, Kennedy insiste : crier n’est pas une erreur irréparable.
C’est même une occasion précieuse d’apprentissage, à condition de savoir comment réagir ensuite. Car ce qui compte, ce n’est pas l’absence d’erreurs, mais la façon dont elles sont réparées.
Pourquoi les cris ne font pas de vous un mauvais parent
Il est fréquent de s’imaginer que le parent idéal, celui que l’on croit apercevoir sur les réseaux sociaux, ne crie jamais, ne perd jamais patience et agit toujours avec calme et bienveillance. Or, selon Becky Kennedy, cette vision est un mythe. « Même le parent parfait que vous voyez sur Instagram fait des erreurs », explique-t-elle.
Les cris ne reflètent pas une incompétence parentale, mais simplement une humanité. Nous sommes tous traversés par des émotions fortes et il arrive qu’elles nous dépassent. L’essentiel est d’accepter cette réalité sans s’y enfermer dans la honte. Car, loin d’anéantir le lien avec son enfant, une erreur peut devenir un puissant levier de connexion si elle est suivie d’un geste de réparation. En reconnaissant ses torts, un parent montre à son enfant que la relation peut résister aux tensions et s’en trouver renforcée.
Réparer : un apprentissage précieux pour l’enfant
« Ce qui compte, ce n’est pas de ne jamais faire d’erreur, c’est ce qu’on fait ensuite », affirme la psychologue. Lorsqu’un parent reconnaît qu’il a dépassé les bornes et cherche à réparer, il transmet à son enfant une leçon capitale : l’imperfection est normale, mais on peut toujours revenir vers l’autre, reconstruire et continuer ensemble.
Réparer peut se faire de plusieurs façons : une parole d’excuse, un geste tendre, ou encore un moment partagé pour rétablir la complicité. Pour l’enfant, voir son parent s’excuser et assumer ses erreurs est une démonstration vivante d’humilité et de résilience. Ce n’est pas seulement l’autorité parentale qui compte, mais aussi la capacité à montrer que l’amour reste intact malgré les conflits.
Ainsi, les cris ne sont pas une fin en soi, mais une opportunité de croissance mutuelle. L’enfant apprend que les erreurs ne détruisent pas irrémédiablement le lien, et le parent découvre qu’il est possible d’élever autrement, sans viser la perfection absolue.
Trois phrases pour sortir de la culpabilité
Pour ne pas se laisser enfermer dans la spirale de la honte, Becky Kennedy a partagé sur son compte Instagram trois phrases qu’elle se répète après avoir crié sur ses enfants. Ces mantras l’aident à transformer la culpabilité en énergie constructive et à se rappeler l’essentiel :
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« Un moment ne me définit pas » : un débordement ponctuel ne dit rien de votre valeur globale en tant que parent.
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« Je suis un bon parent qui traverse juste un mauvais moment » : l’erreur est circonstancielle, elle ne remet pas en cause tout ce que vous apportez à votre enfant.
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« Les parents parfaits n’existent pas » : nul besoin de viser l’impossible ; l’important est d’être présent et engagé dans la relation.
Ces phrases, simples mais puissantes, permettent de prendre du recul, de rétablir la confiance en soi et de revenir vers son enfant sans s’alourdir d’une culpabilité paralysante. Elles rappellent que l’éducation n’est pas un chemin de perfection, mais un apprentissage réciproque où parents et enfants grandissent ensemble.