“Je ne veux pas y aller” : ce que cache vraiment cette phrase que tant d’enfants répètent avant l’école
Vous est-il déjà arrivé de vous interroger sur ce qui rend certains matins plus doux pour votre enfant, alors que d’autres tournent au marathon émotionnel ?
Selon la psychologue pour enfants Dr Martha Deiros Collado, près de 30 % des parents au Royaume-Uni craignent que leur enfant ne se sente pas bien à l’école. Sur son compte Instagram, elle partage régulièrement des conseils pratiques pour rendre ce moment plus doux. Son constat : tout commence dès le matin. La façon dont se déroule la routine influence directement l’humeur et la sécurité émotionnelle de l’enfant.
Une préparation trop rapide, désordonnée ou stressante peut rendre le départ difficile. À l’inverse, quelques habitudes simples peuvent transformer ce moment en tremplin positif pour la journée.
Structurer la routine du matin pour plus d’autonomie
La routine matinale est souvent vécue comme un marathon par les familles. Pourtant, elle peut devenir un outil d’apprentissage et d’apaisement. La psychologue recommande de mettre en place un support visuel clair, indiquant trois ou quatre étapes essentielles : prendre le petit-déjeuner, se brosser les dents, mettre ses chaussures, par exemple. Grâce à cette méthode, l’enfant sait exactement ce qui va suivre, sans avoir besoin de rappels incessants. Cela lui permet de se sentir actif, compétent et responsable de son temps. Loin de n’être qu’un gain de praticité, cette autonomie contribue à développer sa confiance en lui et à réduire les tensions.
Créer un rituel d’au revoir rassurant
Le moment de la séparation peut être source d’angoisse, aussi bien pour l’enfant que pour le parent. Pour faciliter cette transition, la psychologue propose de mettre en place un rituel simple et réconfortant : un câlin, un bisou, une phrase répétée chaque jour ou un geste symbolique. Ces petits repères affectifs deviennent des rituels sécurisants qui aident l’enfant à quitter la maison avec le sourire. Ils lui rappellent que le lien avec ses parents demeure intact, même à distance.
Offrir une présence symbolique à l’école
Enfin, la psychologue insiste sur l’importance de maintenir un sentiment de connexion émotionnelle une fois l’enfant à l’école. Un cœur dessiné sur la main, une photo de famille glissée dans le cartable ou un objet symbolique choisi ensemble peuvent jouer ce rôle. Ces “petits ponts invisibles” aident l’enfant à se sentir aimé et entouré, même lorsqu’il est séparé physiquement de ses proches. Cette sécurité intérieure favorise sa concentration, son bien-être et son adaptation au cadre scolaire.