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Je vais commencer à vous proposer une série d’articles qui met en lumières les dernières découvertes des neurosciences. Ces dernières années, il a été prouvé scientifiquement que les enfants ne sont pas des vils manipulateurs, que derrière chacun de leurs actes, il y a un besoin à remplir.

Loin de moi l’idée de vouloir catégoriser qui que ce soit, de vouloir montrer du doigts telle ou telle pratique ou de culpabiliser certains d’entre vous. Le but est simplement d’exposer des faits, et quand c’est possible d’apporter des indications pour tenter d’améliorer les choses. Il faut toutefois être dans une démarche personnelle qui tend vers ce changement, si vous êtes hermétique à ce changement cet article ne vous intéressera pas, voir vous énervera surement, ce n’est pas le but !

Les enfants tyrans, est ce que ça existe ?

Les enfants sont très vite catalogués, dès qu’un trait de caractère est un peu dominant sur les autres ils sont tout de suite : un timide, un foufou, un casse-cou, un coquin etc… Pourquoi ? Pourquoi mettre des étiquettes à tout va. Soyons-nous même et ce sera déjà bien.

Les enfants catégorisés comme tyrans sont souvent ceux qui ont tendance à ne pas écouter, à ne pas faire ce qu’on leur demande, à ne pas être des marionnettes en sommes. Est-ce bien ? Est-ce mauvais ?

Tout dépend de la cause, vos enfants sont-ils ainsi parce qu’ils revendiquent quelque chose ? Ils cherchent peut-être votre attention … ou sont-ils comme ça simplement parce qu’ils sont libres et savent vous exprimer leurs besoins ?

Dans tous les cas soit votre enfant vous lance un appel à l’aide : aide-moi à grandir sereinement, aide-moi à m’apaiser.
Ou alors votre enfant vous exprime juste ses envies, ses opinions et il n’y a rien de mal à ça … Il sait ce qu’il veut et ce qu’il ne veut pas.  C’est une personne à part entière, pourquoi seriez vous plus légitime que lui pour décider à sa place ?

Vous retrouverez ici, un interview que Marlene Schiappa a donné au moment de la sortie de son livre : Eloge de l’enfant roi.

Des enfants libres, bien plus libres que certains adultes

Enfant roi ou enfant libre ? Les enfants savent s’écouter. Ils savent ce qui est bon pour eux car ils écoutent leurs besoins. Ils ne cherchent pas à faire semblant, ils ne cherchent pas à manipuler ; et oui ! Avant 5-6 ans, le cerveau des enfants est immature, ils sont dans l’immédiateté permanente car ils ne sont pas en mesure de reporter à plus tard leur besoin, ce n’est pas volontaire. C’est physiologique.

Certaines personnes vont vous dire que votre enfant est tyrannique. Ah bon ? Tyrannique carrément ? Et oui, il sait ce qui est bon pour lui et sait l’exprimer. La plupart des adultes aujourd’hui en sont incapables. Leurs parents ont souvent, trop souvent, pensé à leur place au point de dérégler leur conscience et leurs ressentis.

Votre enfant n’est pas content et le fait savoir ? Bravo ! Vous êtes sur la bonne voie. Savoir exprimer un ressenti, mettre un mot sur une émotion c’est parfois très difficile. Mais c’est tellement simple pour un enfant. Une émotion = un mot / un besoin = un mot, jusqu’à ce qu’on le prive de cette liberté.

Le métabolisme des enfants est différent de celui des adultes.

Parfois nous aurons froid eux non, s’ils ne veulent pas se couvrir parce qu’ils n’ont pas froid c’est qu’ils n’ont pas froid. Faites leur confiance, apprenez-leur à détecter leur ressenti et à demander de l’aide. Si tu as froid je te donnerais de quoi te couvrir. Comment pourriez-vous savoir à leur place, ce qu’ils ressentent au fond d’eux ?

Parfois nous serons fatigués eux non, les enfants récupèrent beaucoup plus vite que nous. Leur corps est fait de tel manière que parfois on a l’impression qu’ils sont inépuisables, c’est physiologique. Ne les obligez pas à arrêter ce qu’ils font sous prétexte qu’ils vont être épuisés, mais proposez-leur un endroit calme pour quand ils auront besoin de repos.

Ce matin votre enfant vous demande du pain avec du beurre pour le petit déjeuner.
Mais quand il le voit il n’est pas content. Pourquoi ?
Le beurre est sur le pain et pas dans le pain.

Vous avez 2 possibilités de réagir :

  • C’est toujours pareil avec toi, tu n’es jamais content. Je me plie en 4 pour tes exigences, tu n’as aucune reconnaissance (ça peut durer plusieurs minutes comme ça), tu te débrouilles si tu n’es pas content tu vas te le faire tout seul ton pain.
    L’enfant se sent triste, incompris, il voulait juste le beurre à l’intérieur de son pain pour éviter de s’en mettre sur les doigts et de salir ce qu’il y a autour de lui … Maman est encore fâché alors que je voulais bien faire … Maman ne m’aime pas comme je suis, ni pour ce que je suis …
  • Petite remise en question : « est ce que je lui avais posé la question ? », non … bon la prochaine fois je penserais à lui demander avant ça m’évitera d’avoir à recommencer.
    Echange avec l’enfant : Je vais te le refaire. N’hésite pas la prochaine fois à me dire comment tu préfères ton pain si jamais j’oublies de te demander, ça nous fera gagner du temps à tous les 2.
    L’enfant est compris, écouté, il se sent aimé et même porté par cette confiance que lui accorde son parent afin d’être plus autonome la fois suivante.

Dites vous que votre enfant n’est pas le mal incarné, s’il vous demande quelque chose c’est qu’il en a besoin. S’il ne met pas les formes, c’est qu’il ne peut pas. Votre enfant vous aime inconditionnellement, il ne cherchera jamais à vous nuire mais il cherchera toujours à combler ses besoins, c’est une question de survie.

Pourquoi les adultes ont-ils si peur des enfants libres ?

Pourquoi les adultes ont si peur ?

Est-ce parce qu’ils sont incapables de se sentir aussi libre ? Est-ce par ce qu’ils n’ont pas cette capacité à exprimer leurs émotions ? Est-ce par ce que le regard des autres est plus important que le bien être de leur enfant ?

Je pense que c’est un mélange de tout ça.

Les enfants ont trop souvent été conçus pour faire bien, c’était dans l’ordre des choses. On rencontre quelqu’un, on se marie, on fait des enfants. Mais c’est tout, la réflexion n’allait pas forcément plus loin.

Et puis on se rend compte qu’élever des enfants ça demande du temps, de l’argent et beaucoup de ressources personnelles. Seulement, on n’a pas envie de rogner sur sa liberté, alors on demande aux enfants d’être sage, de ne pas parler, de se tenir correctement, d’être beau, d’être poli, d’être propre et cette liste pourrait être interminable. On leur demande d’être des plantes vertes en fait.

Pourquoi ? Parce qu’on n’a pas envie de s’encombrer de quelque chose qui nous empêche de vivre notre vie comme on l’entend.

Les générations qui nous précèdent ont été élevés avec un tas de principes, des principes inhérents aux parents mais qui n’ont jamais pris en compte les besoins des enfants.

Ces enfants qui ont eu des enfants à leur tour ont cru bon de reproduire le même schéma, mais au fond d’eux même ils ont un manque. Un manque d’amour, de reconnaissance, de bienveillance envers eux même. Leurs émotions ? Ils ne savent plus les reconnaitre, ni même les nommer. Si eux n’ont pas eu cette chance pourquoi les enfants d’aujourd’hui devrait l’avoir ?

Le soucis c’est que les émotions sont faites pour nous protéger, nos ancêtres ont toujours utilisé leurs émotions, leurs ressentis pour survivre : la peur leur permettait de ne pas prendre de risques insensés et ainsi de se protéger et de faire perdurer l’espèce humaine, la compassion leur permettait de s’entraider et ainsi de se protéger les uns les autres et de faire perdurer l’espèce humaine, la fatigue était le signe que leur corps avait besoin de répit, ils avaient besoin de renouveler leur ressource intérieure pour être plus efficace et ainsi de se protéger et de faire perdurer l’espèce humaine etc… Chaque émotion, chaque besoin est là pour nous protéger et nous aider à aller de l’avant. Se voiler la face sur nos émotions c’est s’empêcher d’avancer, c’est se laisser mourir à petit feu.

Aimez-vous, soyez votre ami et non votre ennemi. Votre corps, votre cœur, tout est bon et ceux de vos enfants sont purs. Laissez les vous guider vers un chemin de bienveillance.

Le regard des autres

Votre enfant est votre enfant, vous êtes les plus à même à savoir et à juger si son comportement vous semble approprié ou non, si vous avez besoin de l’aider ou non.

Dans notre société actuelle, notre vie est basée sur le paraitre. Que vont pensez untel et untel de mes vêtements, de mon corps, de mon apparence, mais aussi de mes actes, de mes gestes…

La plupart du temps si nous essayons de faire entrer nos enfants dans un moule c’est parce qu’on veut être bien vu. On aimerait que notre enfant soit « beau », poli, souriant, agréable. Mais pourquoi en fait ? Est-ce qu’on veut vraiment avoir des éloges de personnes qui ne partagent pas notre vie ou est ce qu’on préfère que notre enfant, avec qui on vit au quotidien soit heureux et épanoui ?

Qu’est-ce qui vous importe le plus ? Seul vous pouvez répondre à cette question, et la réponse peut être différente pour chacun d’entre nous. L’important est d’être en accord et en paix avec ça.

Si vous avez répondu : que mon enfant soit heureux et épanoui. Alors vous êtes au bon endroit. Continuons.
Le regard des autres est la première raison de l’utilisation des VEO en public évidemment mais aussi indirectement en privé. On a peur, peur de se faire juger sur l’attitude de nos enfants, sur notre attitude vis-à-vis de nos enfants. La plupart des parents préfèrent être jugés sévères plutôt que laxistes…

Mais Isabelle Filliozat à dit quelque chose de très juste : « si les punitions éduquaient, il y a belle lurette que l’espèce humaine ne commettrait plus de crimes », vous en pensez quoi ?

De nombreuses études maintenant, ont montré que les jugements ne sont ni plus ni moins qu’une projection de soi-même. Une personne qui vous jugera, se jugera d’abord elle-même, elle jugera selon ses propres critères (selon son éducation, ses croyances, ses limites) mais rappelez-vous : vous êtes-vous et ils sont eux. Votre perception du monde sera forcément différente de celle de votre voisin, de cet inconnu qui passe et même de celle de votre sœur/frère/mère/père.

Ce qui importe c’est que vous soyez en accord avec vous-même, et si possible avec la personne qui partage votre vie ou en tout cas l’éducation de votre enfant.

Une petite histoire ...

Vous avez peut-être pensé ou entendu très souvent « Ne le laisse pas faire ça, il va finir par te bouffer » ou « ne le laisse pas dire ça, il va faire sa loi à la maison ». Vous voyez la scène, hein ?

Du coup, vous, vous imaginez l’enfant, une couronne sur la tête qui donne des ordres à tout va?! Il déciderait pour tout le monde le programme de la journée :

A quelle heure on se lève
A quelle heure on mange et même ce qu’on mange
A quelle heure on doit dormir, avec qui, où et comment
Comment on doit s’habiller (ben oui il fait froid dehors tu mets un manteau. Tu n’as pas froid ? Sisi je t’assure que tu as froid… ‘Résignation’)
Avec qui vous pouvez être ami ou non
Ce que vous pouvez regarder à la télé, lire comme livre
Quel métier vous pouvez exercer

[…]

Et si on changeait un peu le contexte ?

Et si chaque jour, quelqu’un faisait déjà tout cela ? Si cet enfant roi, n’était pas un enfant mais un adulte, si en plus ils étaient deux. Un couple ? et s’ils se faisaient appelés « parents » et qu’ils agissaient de la sorte avec leurs enfants, est ce que ce serait plus légitime ?

Malheureusement à trop courir après les enfants rois, bien trop deviennent des adultes rois faisant de leurs enfants des « enfants soldats ».

Et pour vous ? Enfants rois ou enfants libres ?

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